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vendredi 12 décembre 2008

[Metro, Boulot, Dodo... Ou pas.]

Voilà maintenant deux mois et des poussières que je n'ai pas ouvert mon esprit à la page blanche, il etait surement accaparé par des formules de maths et/ou des dates plus ou moins importante de la revolution industrielle.

Il n'en est plus.

Et oui j'ai abandonné la prepa et j'ai opté pour l'option fac, voyage tout compris au pays des diplomes en tout genre, moi j'ai choisi la destination economie, 3 ans ou 5 on verra bien si je fais une escale en ecole ou pas.

Je suis à présent à Paris 1 (panthéon-sorbonne, batiment Tolbiac), j'ai abandonné Chaptal, ses batiments qui s'effondrent, ses profs, et son emploi du temps, mais je n'oublie pas les camaradeuh.

Tous les matins donc je prends le rer puis le métro et dans le metro on a le temps de penser à tout et à rien en meme temps, et d'observer ce qu'il se passe autours de nous. J'ai la chance d'assister à ce que j'appelerai une sorte de melting pot où tous les genres de personnes se rencontrent, cela va de la prostitué qui rentre du boulot au pingouin classique avec son attaché case et son journal, en passant par les gens un peu dérangés qui restent devant les poubelles à les caresser, aux mendiants, et aux etudiantes stressées qui ont toujours un livre ou une feuille de cours sous les yeux. C'est une strategie à adopter quand on veut eviter le regard des autres. En general dans les transports tous ceux qui ne se connaissent pas s'evitent. Pourtant le métro ou le rer sont peut-etre les endroits où parfois, en temps de grève notamment, il y a le plus de contacts physiques, et où on rencontre pas mal de monde. On disait et on dit toujours que les etats-unis sont le plus grand melting pot du monde, moi je conteste en disant que c'est le metro parisien.

Je pars le matin et je rentre le soir sans plus me dire que pour le lendemain j'ai un dm à faire. Ne croyez pas non plus qu'à la fac c'est facile. Juste quand on est passé par la case prépa on a tendance à se dire ça. Mais ce n'est que partiellement vrai. En effet si vous arrivez en cours d'année comme moi vous aurez plus ou moins de cours à rattraper, pour les partiels de fin janvier.
La fac c'est quand meme tres interessant, on y rencontre aussi du monde, sauf qu'ils sont plus bruyants que les fantomes silencieux du rer. La fac j'appelle ça le moulin. On y sert du café pas cher, et les profs ont souvent les cheveux gris. Au moulin tout le monde y va, ou presque. Il y a les travailleurs qui se levent et qui ont dans leur sac un stylo et des feuilles, et les paysans plus riches (surement des capitalistes comme diraient certains professeurs) viennent avec leur pc portable, dernier cri bien sur. La fac tout le monde peut y aller, et meme si on n'est pas considéré comme l'elite aux yeux de l'etat on pourrait penser que toutes les "couches sociales" se cotoient, et toutes les nationalités egalement. Au moulin les inégalités se ressentent, tant au niveau matériel qu'au niveau intellectuel, le moulin c'est un peu microcosmos. Il y a les fourmis travailleuses, les scarabées trainant leur boule de retard accumulé, et ceux qu'on ne voit jamais mais qui sont là quand il faut, les araignées.

Cela va faire un mois que je suis à la fac, et je crois que je n'avais pas eu autant envie d'etudier depuis l'entrée en prepa. Je n'avais plus eu le temps d'ecrire ici, ou de penser à autre chose qu'au stress des devoirs de plus en plus nombreux. Et là j'ai le temps d'ecrire des choses inutiles pendant des heures, de lire, d'ecouter de la musique, de me reposer l'esprit et le corps. Certes les partiels sont bientot, et je ne suis pas tout à fait au point, mais ça va, je n'ai plus envie de pleurer face à la panique de ne pas réussir. La vie est belle à nouveau.

J'ai eu 18 ans, j'ai feté un an avec mon Doudou, et plus encore. Je l'aime chaque jour d'avantage. Je n'avais pas eu le temps de le dire. Ca fait du bien.

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